News Article -- Avril (mois) 16, 2004

Tout le monde en parle… La puce RFID

Télécharger la version PDF de cet article



Une petite puce capte aujourd’hui l'attention du vaste monde de l'industrie et de la distribution. C'est la puce RFID, et derrière ses quatre lettres se cache une technologie d'identification et d'échanges d'informations destinée à remplacer à terme le célèbre code-barres.

Le terme RFID (Radio Frequency IDentification) désigne l'utilisation d'une fréquence radio pour identifier automatiquement un objet. Composée d'une étiquette électronique qui mémorise les données numériques, et d'une antenne qui transmet les informations enregistrées, la puce RFID dispose d'énormes avantages et renvoie le code-barres à l'âge de pierre. Couramment intégrée aux anti-démarreurs de véhicules, l'identification par fréquences radio est apparue progressivement dans les applications de collecte de péages autoroutiers, et de transport (la carte Navigo de la RATP en est par exemple équipée).
Après avoir prouvé leur efficacité dans des applications de niche, les «étiquettes intelligentes» séduisent les géants de la grande distribution, au premier rang desquels le leader, Wal-Mart. Ses dirigeants souhaitent pouvoir suivre le cheminement des marchandises de l’usine au magasin, simplifier le processus de contrôle, et diminuer le nombre de vols des produits. Wal-Mart a même fixé une échéance à janvier 2005 pour que ses 100 fournisseurs commencent à utiliser cette technologie d’identification. Rapidement, la mise en place du RFID pourrait conduire à une approche radicalement différente de leur utilisation actuelle. Le marqueur deviendrait un consommable universel à faible coût, dont l'information serait utilisée dans un système ouvert, allant de la production à la distribution.

Des perspectives considérables

Souple et facile à utiliser, la technologie RFID est tout à fait adaptée aux traitements automatiques, puisqu’elle ne requiert aucun contact ni champ de vision particulier et peut fonctionner dans de multiples environnements (obscurité, …), tout en apportant un haut niveau d'intégrité de données.
Selon les chiffres publiés par l'industrie américaine, plus de 60% des personnes travaillant dans les entrepôts passent leur temps à valider des codes-barres. Or la technologie RFID permet à un lecteur d'identifier une cinquantaine d'étiquettes par secondes. Quarante fois plus qu'avec les codes-barres.
Mais surtout, alors que les codes barres-peuvent contenir l'équivalent de 1000 caractères, l’étiquette RFID est une véritable base de données mobile puisqu’elle peut en stocker 64 fois plus.

Considérons alors l'impact économique sur des produits qu'il est difficile de reconnaître automatiquement et qui nécessitent une identification manuelle. Quand on rappelle que l'immobilisation d'un avion sur le tarmac coûte 1000 dollars la minute, l'amélioration du repérage des bagages peut sans nul doute faire économiser beaucoup d'argent ! Les fabricants et les distributeurs ont bien cerné l’enjeu : optimiser la traçabilité des produits avec une précision inégalée, depuis la fabrication jusqu'à la vente au consommateur final.
Grâce à ces étiquettes électroniques, la technologie alertera automatiquement les responsables du magasin quand le stock deviendra insuffisant ou lorsque des produits seront volés, et permettra un réassort automatisé. Une expérience dans un magasin pilote de la chaîne Gap a déjà permis d'augmenter le chiffre d'affaires de 5 %, grâce à l'amélioration de la disponibilité des articles.
Chez Unilever, en Italie, quand un chariot prend aujourd’hui une palette, son étiquette est lue automatiquement et les données sont transférées sur l'ordinateur central. Lorsque le chariot se déplace dans l'entrepôt, les antennes réparties dans différents endroits stratégiques captent le nouvel emplacement de la palette. Cette nouvelle organisation a permis d'augmenter la capacité de traitement en passant de 200 à 350 palettes par jour. Imaginons maintenant de futures applications pour améliorer la sécurité dans les établissements scolaires ou les transports en commun, garantir la continuité de la chaîne du froid des produits alimentaires, l’intégrité de produits médicaux ou dangereux...

Le manque d'interopérabilité a jusqu’ici freiné la progression du RFID. La standardisation étant en bonne voie, les utilisateurs sont aujourd’hui attentifs au prix. Lorsqu'elle est achetée en grande quantité, une étiquette est vendue 30 cents, ce qui est bien plus cher qu’un code-barres.
Mais, sur le long terme, en considérant le recyclage de chaque étiquette, le RFID peut s'avérer très économique, dans le sens où un grand nombre d'informations peut être archivé sur chaque étiquette sans avoir recours à une base de données externe, ou en ne rendant accessible que l'information nécessaire pour son destinataire.
Compte tenu de la baisse du prix des marqueurs et de leurs lecteurs, le cabinet d’analystes Frost Sullivan prévoit d’ailleurs une croissance annuelle d'environ 30 % pour les six prochaines années.




Vous souhaitez de plus amples informations ? Contactez-nous !



Liens associés

Téléchargez le livre blanc de CSC :
"Vers la transparence de la chaîne logistique : une nouvelle ère de la traçabilité grâce à la RFID".

En savoir plus sur les activités de CSC dans le secteur de la grande distribution et des produits de grande consommation.
Documents liés

Décryptages Tout le monde en parle... la puce RFID

Download Icon Télécharger le fichier
France