News Article -- Octobre (mois) 05, 2005

Voyager sans papier

Le billet virtuel prend son envol : plus de souplesse pour les clients, une révolution pour les compagnies aériennes

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Voyager sans numéro de billet et sans coupon, qu’il soit papier ou électronique, c’est possible. L’idée ? Se baser uniquement sur la réservation électronique automatisée. Économies obligent, l’industrie du transport s’intéresse très sérieusement aux nouvelles technologies de billettique sans papier. La technologie est rodée et présente beaucoup d’avantages, notamment en termes de temps, de main d’śuvre et d’économies. Et pour le client, c’est un vrai «plus». De quoi inspirer de nombreux autres secteurs.

Vers une billettique entièrement dématérialisée
Quelle que soit leur taille, les compagnies aériennes ont toujours tenu à conserver le système d’émission de billets papier. Le principe : fournir au passager un billet d’avion papier, qu’il remet au comptoir de sa compagnie aérienne, en échange d’une carte d’embarquement. Pourtant, en coulisses, l’utilisation de billets papier implique le transfert du coupon d’un département à un autre afin de relever ses références : la réservation, le paiement, la comptabilisation, les informations nécessaires à la gestion, etc. Ce processus est long et demande l’implication de nombreux intervenants.

Avec l’arrivée du billet électronique, il y a quelques années, les passagers ont appris à reconnaître l’avantage de ne pas avoir de billet papier : ils ont eu la possibilité de l’imprimer n’importe où et à tout moment, de recevoir une confirmation de la réservation par e-mail, sans craindre la perte, le vol, ou l’oubli de leur billet. Pour les compagnies aériennes, les avantages sont également significatifs. Le billet électronique regroupe en effet les mêmes informations que celles d’un billet classique dans une seule et même base de données. Une simplicité qui s’est traduit par une nette réduction des temps et des coûts d’administration. Cependant, le processus ne permet pas de disposer des nombreux avantages offerts par un système entièrement dématérialisé.

En effet, l’utilisation de billets électroniques nécessite aujourd’hui toute une palette d’applications, et un temps de prise en charge assez conséquent, étant donné que le système de billetterie électronique fonctionne sur les mêmes écrans, réseaux et systèmes informatiques que ceux utilisés pour l’émission de billets papier. Les applications reçoivent les informations collectées après le décollage de l’avion (noms des personnes ayant embarqué, le prix de leurs billets, etc). Bien que ces informations soient collectées électroniquement, elles doivent être compilées, préparées et référencées. Ce processus prend du temps, et n’est généralement effectué qu’une fois par mois.

Plus de souplesse pour les clients, plus de flexibilité pour les entreprises
Le billet virtuel (traduction française de «ticketless») va plus loin. Du côté client, les passagers disposent de tous les avantages des billets électroniques, avec plus de flexibilité pour enregistrer leurs vols. Pour une clientèle d’affaires, nul besoin de préciser qu’économiser 15 à 20 minutes en évitant de se rendre au guichet ou en agence pour retirer son billet est très appréciable. Le contrat de transport sous-jacent est désormais entièrement dématérialisé et ses éléments (date et heure de voyage, lieux de départ et d’arrivée, classe de confort,..) sont enregistrés sous une forme informatique visualisable par différents canaux dont certains sont d’ailleurs accessibles aux clients (sur le site Web de la compagnie, par exemple).

Le billet virtuel apporte, par ailleurs, une nouvelle dimension à la rationalisation et aux économies réalisables. Les services administratifs des compagnies aériennes reconnaissent les différences significatives entre la billetterie électronique et papier et ce nouveau système. En mettant un terme au besoin de récupérer et de transférer les informations entre les différents systèmes administratifs, la solution «ticketless» engendre une réduction de temps, de main d’śuvre et de coûts conséquente pour les compagnies aériennes.

Entre autres bénéfices, citons ceux-ci :
  • des coûts radicalement réduits : les compagnies aériennes n’ont plus besoin de faire intervenir la main d’śuvre nécessaire à la prise en charge des billets papier et électronique. Cela engendre une nette réduction des coûts de personnel.
  • un paiement instantané : le paiement est effectué dès la réservation, et non une fois le billet émis. Cela permet aux compagnies non seulement de comptabiliser les paiements dès la réservation, mais aussi d’éviter les problèmes d’autorisation de débit.
  • une meilleure sécurité : les fonctions de réservation et de paiement étant situées sur le Web, le «ticketless» apporte toute la sécurité inhérente aux outils de paiement en ligne. Des mesures de sécurité additionnelles peuvent également être ajoutées à tout moment.
  • un rapport quotidien sur les revenus : dès l’avion décollé, les informations relatives au vol sont instantanément compilées et mises à disposition. La rapidité d’obtention des informations sur les revenus facilite leur gestion.
  • une flexibilité accrue : en regroupant toutes les informations en un seul lieu et en rendant leur accès plus rapide, la solution «ticketless» permet aux compagnies aériennes d’avoir une vue d’ensemble des données, et réduit ainsi le temps d’accès au marché. Les compagnies peuvent proposer de nouvelles offres et accroître l’agilité de l’entreprise.

    Offrir le plus grand choix de services
    Selon Annki Ahlén, spécialiste de l’industrie aéronautique chez CSC Airlines Solutions, «le déploiement d’une solution «ticketless» n’a aucune répercussion sur les activités d’une compagnie aérienne. Que celle-ci choisisse une solution entièrement dématérialisée, ou une solution comprenant à la fois un volet «ticketless» et une infrastructure de réservation de billets papier et de billet électronique existante, peu importe finalement : tous ces paramètres peuvent fonctionner simultanément. Il y a très peu de paramètres de configuration, aussi la conception, la mise en place et la transition du système sont-ils très efficaces». Blue 1 en est l’exemple.

    La compagnie aérienne Blue 1, membre de Star Alliance, propose des vols directs entre la Finlande et les principales villes européennes. Blue 1 propose ses services à bord gratuitement, tout en maintenant des niveaux de prix comparables aux compagnies «low cost». La compagnie souhaitait offrir à ses clients le plus grand choix de services et d’options de billetterie possibles, à travers différents réseaux de billetterie.
    Il y a un an, Blue 1 a confié à CSC le projet de mise en place d’une solution de billetterie virtuelle couvrant la totalité de ses réseaux de réservation. «Nous avons eu beaucoup de retours positifs de Blue 1», commente aujourd’hui Jens Tjagvad, consultant en e-commerce pour le secteur aéronautique chez CSC Airline Solutions. «Après une première année d’utilisation de leur solution «ticketless», Blue 1 nous a à nouveau sollicités pour des développements et des ajustements complémentaires.»

    La technologie «ticketless» se positionne aujourd’hui comme la solution la plus rentable, et compte de plus en plus de compagnies aériennes parmi ses adeptes. Certaines adoptent des solutions entièrement basées sur le «ticketless», d’autres complètent des systèmes de billetterie déjà existants. En automatisant toutes les fonctions de réservation des compagnies aériennes, depuis la réservation jusqu’aux analyses de revenus et rapports de ventes compilés, le tout dans un unique système, les administrations des compagnies aériennes connaissent une véritable révolution de leurs fonctions.

    Une idée qui pourrait séduire d’autres secteurs

    L’idée gagne du terrain. Si, historiquement, les acteurs du transport ont pris de l’avance dans ce domaine, toutes les entreprises qui produisent des tickets ou des coupons sont maintenant concernées, qu’il s’agisse d’actions promotionnelles ou commerciales.
    Et plus particulièrement parmi les organisateurs de manifestations culturelles ou sportives, ou les responsables de musées, dont les émissions annuelles représentent en France plus de 140 millions de billets papier : France Billet vend en effet quelque 14 millions de places de spectacle; les clubs de football éditent 12 millions de billets, le Louvre 9 millions, la tour Eiffel 6 millions, et le festival d’Avignon 630000.


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