De plus en plus de logiciels libres pour les systèmes vitaux et de sécurité et pour les GSMEL SEGUNDO, Californie, 21 septembre 2004 - Dites ‘open source’ et la plupart des gens pensent ‘Linux’. En réalité, Linux ne comprend qu’une partie de ce que l’open source peut offrir. Selon un nouveau rapport du Leading Edge Forum (LEF) de Computer Sciences Corporation (NYSE: CSC), le nombre et le type d’applications open source augmentent rapidement et elles sont aussi bien à la base de systèmes vitaux dans le public que de systèmes gérant des volumes importants dans le privé. Le mouvement open source permet des gains de temps et d’argent considérables. Il est aussi synonyme de qualité et de changements radicaux dans la manière de développer et de commercialiser les logiciels.
Le rapport, intitulé ‘Open Source: Open for Business’, explique comment et pourquoi l’open source a gagné en puissance, propose des études de cas, décrit plusieurs types de produits et offre de solides annexes. Il contient également des informations détaillées sur des ramifications légales peu connues au sujet des licences.
Le rapport affirme aussi que l’open source ne supplantera pas les logiciels propriétaires du jour au lendemain. Il existe beaucoup de bons logiciels propriétaires qui peuvent et doivent être déployés. Mais l’open source fait figure d’option dans l’arsenal des technologies de l’information – affirmant chaque jour un peu plus sa position – et les organisations doivent le considérer comme tel.
L’attrait de l’open source réside dans sa gratuité. N’importe qui peut l’utiliser ou le modifier sans pour autant devoir s’acquitter d’une licence et aucun fournisseur ne peut obliger les utilisateurs à payer pour des réparations ou des améliorations. En considérant qu’une suite logicielle bureautique coûte quelque 300 dollars par poste de travail – soit 3 millions de dollars dans une entreprise de 10 000 personnes – les économies peuvent être significatives.
Il convient toutefois d’évaluer les économies au cas par cas. Les dépenses peuvent diminuer dans un domaine grâce à l’open source et augmenter dans un autre. L’absence de frais de licence ne constitue qu’un élément de l’option open source.
Avantage pour les développeurs, ils font partie d’une communauté globale qui reconnaît et applaudit leur talent. La collaboration est la norme. La communauté partage et nourrit l’expertise dans une culture qui prône la participation en lieu et place du profit. Cela signifie que les applications sont développées et sans cesse améliorées, réorientées et déboguées. Des organisations aussi diverses que Google, Deutsche Borse Group et la NASA profitent de l’open source pour avoir plus rapidement de meilleurs produits, en limitant les dépenses de départ. Les éditeurs de logiciels mettent plus rapidement les produits sur le marché.
« Si vous dépensez plus de 0 dollar pour acheter un logiciel courant pour serveur web, vous dépensez trop, » dit Paul Gustafson, Directeur du LEF. « Apache, un produit open source, est devenu suffisamment mûr et populaire – puisqu’il tourne sur deux tiers des serveurs web - pour pouvoir soutenir cette affirmation. »
Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le terme, les applications open source sont particulièrement sûres et elles sont à la base de progiciels de sécurité bien connus. CSC a développé son application H.E.A.T. (Hydra Expert Assessment Technology), un outil de sécurité utilisé pour évaluer les vulnérabilités d’un système informatique à travers une entreprise, en utilisant des composantes open source. L’entreprise a ainsi réduit ses coûts et significativement écourté ses temps de développement.
« Même sans l’open source, nous aurions développé H.E.A.T., mais cela nous aurait pris davantage de temps et le produit ne serait pas aussi robuste, » précise Jason Arnold, Program Manager de H.E.A.T.. Il était essentiel d’avoir un code intrinsèquement sûr. Les développeurs ne voyaient aucun inconvénient à utiliser un code open source parce que de nombreuses personnes le passent en revue.
Au vu de tous ces avantages, rien d’étonnant à ce que l’open source joue un rôle clé dans les applications vitales. L’Associated Press, une des principales agences de presse internationales, effectue des centaines de milliers de transactions par jour avec sa base de données MySQL. Google traite quelque 200 millions de recherches par jour en utilisant plus de 100 000 ordinateurs Linux répartis entre plusieurs centres de données. La Marine américaine utilise le système Insight, créé par CSC avec plus de 150 000 lignes de code source, pour gérer l’environnement d’exploitation d’un système informatique distribué, à grande échelle et en temps réel, épargnant ainsi des millions de dollars en frais de développements logiciels. La NASA utilise la technologie open source pour sa mission Mars Exploration Rover. Motorola a basé son téléphone futuriste A760, sur du Linux embarqué. Entre autres utilisations de logiciels open source, on peut aussi citer des transactions financières, le programme Land Warrior de l’armée américaine et des systèmes d’identification personnelle par carte.
Linux, un système open source basé sur Unix, occupe la seconde place des systèmes d’exploitation pour serveurs derrière Microsoft Windows NT et il continue à gagner du terrain. Les analystes prédisent que d’ici 2007, le revenu des plates-formes Linux va augmenter quatre fois plus vite que la moyenne de l’ensemble du secteur.
D’autres logiciels open source comprennent des middlewares tels que les services d’annuaires OpenLDAP et le logiciel de cryptographie OpenSSL ; des logiciels de serveur tels que JBoss Application Server et Samba pour le partage des fichiers ; et même des logiciels bureautiques comme la suite OpenOffice et le navigateur Mozilla Firefox. La part de marché d’OpenOffice est en croissance car tant les organisations que les consommateurs l’adoptent peu à peu.
« Le développement de logiciels open source est flexible. Il permet aux individus d’en discuter et de proposer librement de nouvelles idées » rapporte le LEF. « Dans sa flexibilité, l’open source révolutionne le développement logiciel et alimente l’innovation. »
La prolifération d’applications open source contribue à l’innovation des logiciels commerciaux, aide à maîtriser leur prix, promeut la «coopétition» ou le fait de voir des concurrents œuvrer ensemble dans une même direction. Elle incite aussi au développement de standards et elle tend même à faire disparaître la différence entre les produits propriétaires et open source.
En Allemagne, des institutions financières travaillent sur un code commun pour créer des alternatives meilleur marché aux outils d’intégration d’applications d’entreprise (EAI - Enterprise Application Integration). Bien qu’elles soient concurrentes, chacune veut bénéficier de logiciels de meilleure qualité et moins coûteux. Les frais de licence pour les produits EAI commerciaux peuvent coûter des millions de dollars aux entreprises.
Les arguments en faveur de l’open source sont convaincants. Toutefois, le rapport offre aussi des informations détaillées sur les pièges potentiels. Par exemple, ce qu’une entreprise économise en frais de licences peut être compensé en support technique, formation et coûts liés à la transition.
Le rapport examine plus particulièrement les questions juridiques limitant l’utilisation. Les logiciels open source ont beau être gratuits et libres, ils ne sont pas pour autant libres d’obligations. A moins que le logiciel ne soit placé dans le domaine public, son accès est sujet à des conditions d’utilisation pré-établies, ou des termes de licences déterminés par le propriétaire.
Linux est disponible par le biais de la General Public License (GPL). Si la licence GPL donne aux organisations le droit de faire tourner, modifier et distribuer le logiciel, elle vient aussi avec une contrepartie, appelé ‘copyleft’. Pour faire simple, tout nouveau travail qui contient, en entier ou en partie, du logiciel sous licence GPL doit aussi être licencié sous GPL. Donc, si un groupe de développeurs ajoute un petit bout de code Linux à son logiciel, le code source du nouveau logiciel doit désormais être partagé avec quelqu’un d’autre. Cette approche plait beaucoup, mais dérange les organisations qui ont dépensé des millions de dollars pour améliorer le code open source afin de créer leurs propres applications propriétaires.
Résultat, la communauté open source a créé plusieurs contrats de licences qui aident les entreprises à protéger leurs créations propriétaires basées sur l’open source. Ces licences sont nées du désir d’assurer une implication continue des organisations commerciales dans les projets open source, en accroissant potentiellement les contributions positives.
Le rapport s’achève sur des directives pour l’évaluation des politiques internes de développements logiciels et le démarrage de projets open source.
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A propos de CSCFondé en 1959, Computer Sciences Corporation est un des leaders mondiaux des technologies de l’information. CSC accompagne ses clients, tant privés que publics, dans la mise en œuvre de solutions de management et de technologies innovantes pour améliorer leurs performances. Les solutions de CSC couvrent une large gamme d’offres de services, en développement et intégration de systèmes, externalisation de l’informatique et des processus de gestion, logiciels d’application, hébergement de sites web et d’applications, conseil en management. Avec près de 90.000 employés, CSC a réalisé un chiffre d’affaires de 14,9 milliards de dollars au cours des douze mois se terminant le 2 juillet 2004. Son siège social est situé à El Segundo, Californie.
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