En janvier 2005, Natixis signait un accord de Global Custody avec l’un des leaders mondiaux de cette industrie, Bank of New York. Cet accord n’est que le premier volet d’un partenariat plus global entre les deux établissements, autour des métiers de la conservation et des OPCVM. Fabrice Raymond, Directeur des opérations chez Natixis, dresse un premier bilan. Pourquoi avoir choisi Bank of New York et ne pas avoir privilégié un partenariat européen ?Le monde des titres s’internationalise du fait de plusieurs facteurs : l’essor de la gestion collective, les rapprochements des bourses avec Euronext, rapprochements également des dépositaires autour d’Euroclear, ou encore les exigences de la Commission européenne à travers notamment le rapport Giovaninni. Avoir une offre purement franco-française n’aurait pas de sens.
Nous avons fait ce choix parce qu’au-delà de sa position de leader mondial, Bank of New York (BNY) était motivée par l’idée de bâtir un partenariat durable avec un acteur français de première importance, et non pas simplement signer un contrat de Global Custody, comme nous le proposaient d’autres intervenants.
Par ailleurs, BNY est un peu européen à travers Bruxelles ! (NDRL : BNY dispose d’un centre de back-office européen, de près de 900 personnes). A la différence d’autres intervenants dans ce métier, ils ont une présence significative en Europe et de surcroît dans un pays francophone et voisin.
Le premier volet de votre partenariat avec Bank of New York concernait la mise en place d’un schéma en Global Custody pour les avoirs étrangers de Natixis. Les objectifs attendus ont-ils été atteints ?L’accord de Global Custody répondait pour Natixis à plusieurs besoins :
- élargir le réseau de nos correspondants au niveau géographique (notamment sur les pays émergents, recherchés par les OPCVM),
- rationaliser notre réseau en limitant les interfaces outils et processus, en substituant à une cinquantaine de correspondants un seul partenaire,
- faciliter la gestion du cash, de par la diminution du nombre de comptes avec des devises identiques (par exemple un compte pour toute la zone euro et non plus un compte par pays et par dépositaire),
- diminuer le coût de la facturation des correspondants étrangers, afin de renforcer la compétitivité de l’offre de conservation des services financiers de Natixis.
Grâce aux actions des deux établissements, et avec l’assistance de CSC, l’ensemble des migrations de conservation a pu être mené à bien, avec succès.
Par ailleurs, des groupes de travail mixtes ont été constitués, entre les services de back-office de Natixis et BNY, afin de stabiliser et d’améliorer les procédures de traitement, de définir les meilleures pratiques et ainsi optimiser réciproquement nos prestations, notamment sur les processus les plus risqués tels que les opérations sur titres.
Qu’en est-il des autres volets du partenariat ?Concernant les modalités de conservation des avoirs français de Bank of New York, la réflexion se poursuit, notamment en prenant en compte les évolutions liées au projet de place ESES/SP. Mais l’essentiel de nos actions portent sur le partnership commercial. Nous avons déjà mis en œuvre un certain nombre d’initiatives, à travers notamment des conférences dédiées au monde OPCVM, avec l’intervention mixte de Natixis (notamment Jean-Yves Forel), de Bank of New York et de grands gestionnaires de fonds américains.
Au-delà des conférences, nous avons défini avec Bank of New York une offre commerciale européenne commune, matérialisée par une brochure commerciale, afin d’optimiser l’accès de nos clientèles institutionnelles aux principales places européennes, dont la France, et leur offrir une gamme de produits européens et non plus limitée à la France.
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