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Les clés de l’architecture orientée services : comment mieux utiliser ses applications

25 octobre 2006

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L’intégration des applications figure depuis quelques années déjà parmi les préoccupations majeures des DSI pour accroître leur propre productivité, et celle de l’entreprise. Mettre en place des architectures orientées services leur permet aujourd’hui de se doter d’un système d’information flexible, à même de répondre aux transformations de l’entreprise. Un livre blanc de CSC souligne deux motivations supplémentaires pour le DSI : participer à la réduction des coûts et soutenir les innovations métiers lancées par l’entreprise.

Depuis vingt ans, les développeurs n’ont eu de cesse de rechercher le moyen de développer des systèmes informatiques à partir de socles réutilisables, à l’instar d’autres domaines économiques. Cependant, aucune approche n’est parvenue à faire du développement de systèmes d’information une discipline précise faisant l’objet de règles strictes, et pouvant être planifiée et contrôlée. Cela engendre deux problématiques majeures.

Tout d’abord, l’informatique n’a jamais réussi à prédire le temps et les coûts de nouveaux développements. En effet, faute de réutilisation méthodique, chaque nouveau système est pratiquement conçu à partir de zéro. Ensuite, il est difficile d’adapter des systèmes existants aux changements du marché dans les délais extrêmement serrés auxquels sont soumis la plupart des acteurs d’une activité. Aujourd’hui, le modèle d’architecture orientée service (ou SOA pour «service oriented architecture») fait un grand pas vers la résolution de ces problèmes.

Le service métier, le nouveau socle du système d’information
Axé sur l’interopérabilité et la réutilisation, le SOA est une architecture informatique qui se fonde sur la réutilisabilité de composants logiciels appelés services métiers. En se basant sur des socles réutilisables, l’une des idées centrales du SOA consiste à s’éloigner des solutions orientées technologies pour privilégier les services métiers. La mise en œuvre de SOA et de ses technologies dédiées permet aux développeurs de logiciels de livrer des fonctionnalités métiers sous la forme de panels de services, déployés séparément ou par groupe de services afin de répondre au plus grand nombre de besoins métiers, à un coût minimum et dans des délais raisonnables.

Lorsque les services sont développés sous la forme de composants, est obtenu du même coup un kit d’assemblage pour créer de nouveaux systèmes. Les temps, et donc les coûts d’assemblage de systèmes, peuvent désormais être prédits avec certitude, sur la base des délais de construction de systèmes préalablement constatés.

En faisant des services métiers les pierres fondatrices de l’architecture, le SOA surmonte les problèmes de développement de systèmes informatiques basés sur des composants, en vogue dans les années 1990. Le problème posé par ces composants était leur spécialisation excessive : chaque composant ne gérait qu’une partie infinitésimale de la charge générale du système, et répondait souvent davantage aux aspects techniques plutôt que métiers d’un problème. Les services métiers ont une fonctionnalité plus large.

Typiquement, un service métier inclut un sous-processus métier complet, tel qu’un processus de paiement ou de commande, qui peut être réutilisé par d’autres processus métiers. Le point notable étant que le processus peut être exploité et amélioré par des collaborateurs sans bagage technique, car il ne faut en connaître que la fonction métier, et non ses particularités techniques.

Les technologies SOA aident également à résoudre le problème suivant : comment les applications propriétaires, conçues sur des plates-formes technologiques disparates, peuvent-elles communiquer entre elles ? Les technologies SOA offrent des moyens grâce auxquels les systèmes propriétaires participent aux processus métiers de bout en bout, sans avoir à entreprendre un important travail interne, et prolongeant ainsi la durée de vie des actifs existants.

Une seconde vie pour les systèmes propriétaires
Les entreprises qui bénéficieront le plus d’un modèle SOA possèdent des portefeuilles applicatifs complexes et une pléthore d’interfaces point à point. En effet, plus les applications et les architectures d’intégration sont complexes, plus il est risqué de les changer. Lorsque l’infrastructure informatique d’une entreprise est très complexe, il devient extrêmement difficile d’évaluer correctement l’impact des changements. Les cycles de tests deviennent donc plus longs, et de plus en plus de défauts s’inscrivent dans l’environnement de production. Les changements dans les systèmes peinent à rester en phase avec les changements commerciaux et l’entreprise perd de son avance sur ses concurrents : les produits ne parviennent pas à faire leur entrée à temps sur le marché, ni répondre rapidement aux changements de demandes.

Un symptôme commun à la plupart des entreprises souffrant de ce niveau de complexité est le regroupement de plusieurs petits systèmes de bases de données servant à combler le fossé entre ce que les applications métiers peuvent supporter et ce dont les activités ont besoin. Si elle fournit un répit de courte durée, il n’en demeure pas moins que ce type de solution superficielle provoque d’énormes dégâts : elle réduit le contrôle sur de l’entreprise sur ses données ; elle augmente les risques en termes de sécurité et de confidentialité et elle crée des inefficacités très coûteuses, notamment dues aux duplicata.

Typiquement, une solution basée sur le modèle SOA cherchera à moderniser les applications métiers vieillissantes d’une entreprise, en conservant celles qui contribuent à son succès concurrentiel et en y superposant une interface service. Le déploiement de logiciels agiles, incluant souvent des modules ERP, prolonge la durée de vie des systèmes propriétaires, tandis que la restructuration des processus métiers représente une opportunité pour venir à bout des doublons et des inefficacités.

En misant sur la rationalisation de la communication entre les applications, l’architecture SOA garantit une souplesse nouvelle aux systèmes informatiques d’envergure, développés par phases successives. Des offres logicielles packagées fournissent les fondations sur lesquelles construire cette architecture. Une mise en œuvre réussie dépendra ensuite moins de la technologie que d’un traitement holistique des processus métiers et des problématiques opérationnelles, des applications et des données que doit gérer le système informatique.


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