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Qu’il s’agisse de gérer des chaînes logistiques mondiales, d’intégrer des acquisitions ou d’accroître ses performances opérationnelles, les technologies de l’information jouent désormais un rôle crucial dans l’univers de la mode et de la distribution. On vous parle de mode, vous pensez à l’Italie, à la France, ou l’Espagne. Cette industrie «régionale» est reconnue mondialement pour sa créativité, son innovation et son style remarquable. Dans cet univers, se côtoient des marques de luxe, comme Gucci, Versace, LVMH, Armani ou Prada, et d’autres marques courues, comme Diesel, Zara, Etam ou Benetton. Les premières s’adressent à une clientèle internationale, mais se composent d’initiés, tandis que les secondes touchent une clientèle plus large.
Malgré la puissance de ses marques au niveau mondial, le secteur a récemment traversé des temps difficiles. Après une période de croissance rapide dans les années 90, pendant laquelle les grands noms du secteur ont acquis de nouvelles marques et boutiques, comme si elles allaient passer de mode, le secteur est entré dans une période de rigueur, marquée par la maîtrise des coûts et l’amélioration des performances opérationnelles.
«Jusqu’en 2001, le secteur de la mode, notamment le segment du luxe, affichait une forte croissance», explique Mimmo Solida, vice-président de CSC, en charge de la business unit Fashion pour la région Europe du Sud et de l’Ouest. «La priorité était alors de suivre la demande et de croître via des acquisitions. La rentabilité ou la performance des processus revêtaient moins d’importance. Cependant, après le 11 septembre 2001, la demande a diminué aux États-Unis, au Japon et ailleurs. Les sociétés ont dû faire le point et procéder à des changements internes afin d’optimiser leurs activités.»
Nouveaux enjeuxPour les acteurs du luxe, l’enjeu est alors d’optimiser les processus internes afin d’exercer un contrôle accru sur la production, la qualité, la distribution et la logistique. La priorité est désormais de maîtriser la totalité du processus de production – de l’approvisionnement en matières premières au produit fini –, et de s’assurer que chaque étape est gérée avec une efficacité maximale.
À cette fin, certaines sociétés du secteur choisissent d’acquérir et de gérer leurs propres boutiques. «Un nombre croissant de sociétés souhaite contrôler l’ensemble du circuit de distribution, analyse Angelo Calabrese, solution delivery manager de la business unit Fashion. Avec une visibilité sur la vente jusqu’au client final, elles ont une meilleure idée de ce qu’il leur faut produire. En outre, elles sont en mesure de fidéliser la clientèle par le biais des services offerts dans leurs boutiques et de renforcer la notoriété de leur marque auprès de la clientèle».
En termes de technologies de l’information, cette tendance demande aux entreprises d’établir des liens plus étroits entre les informations recueillies sur les achats des clients et les processus en amont de la chaîne d’approvisionnement. De telles informations, fournies en temps réel, aident les sociétés à mieux anticiper la demande des clients et à organiser la production afin de répondre à la demande. Ceci s’avère particulièrement vital dans un secteur en rapide évolution, qui est passé de deux collections par saison (printemps/été et automne/hiver) à quatre ou cinq par an.
Les outils de prévision et de planification deviennent également plus pointus afin d’optimiser l’approvisionnement et la production. «L’un des problèmes rencontrés par les entreprises du secteur est la nécessité d’acheter les tissus avant de savoir quelles quantités de produits fabriquer, explique Angelo Calabrese. Le risque est de surproduire et de se retrouver avec d’importants stocks d’invendus. Les sociétés s’efforcent donc de créer des modèles de simulation basés sur les données historiques des ventes réalisées sur des marchés donnés, afin de mieux évaluer les besoins en tissus et autres matières premières. Auparavant, l’information circulait sur papier et le processus de prévision et de planification reposait sur le savoir-faire des acheteurs.»
Les impacts de la mondialisationLa mondialisation de l’industrie affecte également les besoins en technologies de l’information. Bien que les marques de luxe conservent généralement leurs activités de production sur leur territoire (en Italie, en France), en raison du prix élevé du label («made in Italy», «made in France», etc.), les chaînes de prêt-à-porter externalisent une part croissante de leur production dans les pays à bas coûts d’Europe orientale et d’Extrême-Orient. Pour elles, l’enjeu est alors de mettre en place une organisation capable de gérer une chaîne de valeur extrêmement distribuée et souvent complexe.
«Ces sociétés ont besoin de solutions à même de gérer des processus et des flux d’information interentreprises, poursuit Angelo Calabrese. Par exemple, une usine de production basée en Chine peut livrer ses produits à une société australienne, chargée de les distribuer dans les points de vente de l’ensemble de la zone Asie-Pacifique. Les solutions technologiques, adaptées à ce modèle économique, sont de plus en plus basées sur Internet et permettent ainsi aux entreprises de garder un contrôle centralisé sur leur réseau de distribution, tout en autorisant l’accès aux systèmes à des entités localisées dans le monde entier.»
L’évolution du climat des affaires a été prise en compte dans les services que propose CSC à ses clients. CSC compte plus de 150 clients dans le monde de la mode, dont certaines des marques internationales les plus connues. Sa solution logicielle
Stealth, spécialement conçue pour les entreprises du secteur, est devenue un standard de l’industrie. Dotée des fonctionnalités de gestion de la chaîne d’approvisionnement, de gestion de la relation client et de
business intelligence, cette solution basée sur Internet aide les sociétés du secteur à contenir leurs coûts, satisfaire les attentes de leur clientèle et planifier leurs stratégies sur de multiples localisations. CSC a adapté Stealth au fil des ans, afin qu’il réponde à l’évolution des besoins de l’activité. Mais ces dernières années, son expertise dans l’intégration de systèmes et son activité de conseil ont enregistré une demande croissante.
«Il y a deux ou trois ans, les clients nous demandaient des outils spécifiques pour réaliser des tâches spécifiques, comme la gestion de la chaîne d’approvisionnement ou la business intelligence, précise Mimmo Solida. Aujourd’hui, ils demandent une infrastructure technologique intégrée avec laquelle gérer leur activité de bout en bout. C’est pourquoi notre expertise dans l’intégration de systèmes,
la relation fournisseur et l’externalisation connaît une demande accrue.»
Les entreprises du secteur de la mode et de la distribution demandent des systèmes interopérables, capables de fonctionner sans interruption, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 – partout dans le monde. Elles se tournent vers CSC pour les aider à maintenir leurs applications et infrastructures. La vague d’acquisitions, qui a déferlé dans les années 90, a encouragé les projets d’intégration de systèmes. Jusqu’en 2001, la priorité était d’intégrer rapidement les acquisitions pour gagner des parts de marché, mais peu d’attention était porté aux différents systèmes utilisés par les entreprises concernées.
Aujourd’hui, l’accent porté aux réductions de coûts et aux gains de performance encourage les entreprises du secteur à intégrer systèmes et processus dans l’ensemble de leurs activités. C’est la chasse au gaspi et aux doublons. La technologie est le seul outil capable d’intégrer et de contrôler des activités réparties à travers le monde.
Poursuivre la réduction des coûtsDe quoi le futur monde de la mode sera-t-il fait ? Bien que le cycle baissier du secteur initié en 2001 semble terminé, les sociétés continueront de saisir toutes les opportunités offertes par les technologies pour réduire les coûts et gagner en performance. Au cours des deux ou trois prochaines années, elles poursuivront la migration de leurs systèmes propriétaires – modèle des années 80 et 90 – vers des systèmes basés sur Internet et une architecture ouverte. Elles suivront l’évolution des nouvelles technologies, comme les étiquettes d’identification par radio-fréquence (RFID), qui contribueront à réduire les coûts logistiques et gérer plus rigoureusement la chaîne d’approvisionnement.
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