L’enquête «Strategic Outsourcing Survey» fait le point sur
les pratiques actuelles et les futures orientations du marché
Une enquête récente, menée par CSC auprès des décideurs européens, révèle que 70% d’entre eux sont persuadés que l’externalisation devra être considérée comme un levier fondamental de la croissance de l’entreprise. Cette enquête qui s’adressait aux présidents directeurs généraux, aux directeurs informatiques et financiers des 250 plus grands groupes européens, dévoile comment et pourquoi ils utilisent l’externalisation pour améliorer les performances de l’entreprise. Un séminaire international s’est également tenu à Paris les 23 et 24 octobre 2003, en la présence d’une quarantaine de clients, pour débattre et tirer les leçons de l’enquête.Beaucoup d’encre a déjà coulé concernant l’externalisation, mais toute cette littérature restait jusqu’ici marquée par un tropisme américain. Peu de surprise dans ce constat cependant, si l’on considère la maturité du marché aux Etats-Unis, berceau de l’externalisation. En ce sens, l’enquête, organisée par le centre de recherche et de prospective de CSC, Research Services, est une grande première puisqu’elle est la première étude à présenter une photographie des activités des 250 plus grands groupes européens (classement 2002 établi par le Financial Times) en matière d’outsourcing stratégique.
Intitulée «Strategic Outsourcing : Current Practices and Future Expectations», elle analyse la perception des dirigeants d’entreprise il y a cinq ans, maintenant et à horizon de trois ans, et révèle ainsi qu’il existe une tendance croissante à considérer l’externalisation comme un levier fondamental de la croissance de l’entreprise. Après les avoir interrogés sur leur stratégie actuelle et leur niveau de satisfaction après la mise en place de grands contrats d’externalisation (supérieurs à 50 millions d’euros), cette enquête fournit un panorama complet de l’externalisation en Europe.
L’externalisation facilite la transformation de l’entrepriseDe grandes tendances se dessinent. Le principal objectif de l’outsourcing stratégique demeure la réduction et la maîtrise des coûts. Pour autant, «même si depuis trois ans de grandes entreprises ont externalisé une partie de leurs activités pour répondre à des objectifs stricts de réduction des coûts, l’enquête a mis en évidence d’autres opportunités pour les entreprises qui ont une approche stratégique de l’externalisation,» remarque George Bell, président de CSC en Europe.
«L’externalisation permet aux entreprises de réduire leurs coûts, de bénéficier d’un niveau plus élevé d’expertise, et aide les dirigeants à transformer l’entreprise pour répondre à une économie de plus en plus volatile», continue-t-il. Les dirigeants estiment en effet que l’externalisation permet d’augmenter la souplesse et de faciliter la transformation de l’entreprise. Près de 47% des participants de l’enquête rapportent ainsi que l’outsourcing stratégique est un outil qui leur permettent de transformer radicalement leurs processus métiers et 72% pensent effectuer la même transformation sur l’ensemble de leur informatique.
Le paysage européen évolueDans leur globalité, 57% des grandes entreprises européennes ont recours à l’externalisation. Un pic peut être isolé en Europe entre 1998 et 2000, où pour la première fois les entreprises du continent ont été presque aussi nombreuses (44%) que celles du Royaume-Uni (54%) a signé leur premier contrat d’externalisation. Le Royaume-Uni reste toujours le marché le plus mature en matière d’externalisation, puisque 75% de ses entreprises ont des contrats en cours, contre 38% pour celles du reste de l’Europe. Néanmoins, l’enquête prévoit un rattrapage de l’Allemagne ainsi que de la France au cours des trois prochaines années.
«L’externalisation ne peut plus être considérée comme un phénomène purement nord-européen. L’étude confirme notre vision selon laquelle, en raison des pressions économiques, les grandes entreprises françaises commencent de plus en plus souvent à se tourner vers l’externalisation, non seulement pour exercer un contrôle sur leur coûts, mais aussi pour leur donner la flexibilité requise pour maintenir leurs résultats dans un paysage international chaque jour plus concurrentiel», ajoute Claude Czechowski, président de la région Europe de l’ouest (France, Belgique et Luxembourg).
Une augmentation du nombre de contrats signés avec des consortiumsL’enquête a également mis en lumière les problématiques et dilemmes rencontrés par les responsables pour décider d’une stratégie d’externalisation. Presque la moitié des personnes interrogées disent avoir une approche bien définie quant aux choix des partenaires, par contre un tiers d’entre elles seulement ont la même approche quant à la négociation. Toutefois, 90% d’entre elles préféreraient s’adresser aux fournisseurs les meilleurs dans leur catégorie et adopter ainsi une démarche de «best of breed» - ce qui tend à prouver que la tendance actuelle est le recours à des alliances ou consortiums.
«Le recours à plusieurs prestataires permet d’accéder à des niveaux élevés d’expertise, mais exige davantage de temps et d’effort, pour la sélection des prestataires comme pour la gestion opérationnelle», continue George Bell. «Les entreprises doivent comparer les implications en termes de coût, de service et de gestion du recours à un seul ou plusieurs fournisseurs. Une autre solution possible consiste à externaliser les activités vers un seul fournisseur, qui gère différents prestataires pour le compte du client. Nous prévoyons donc l’augmentation du nombre de contrats signés en Europe avec des groupements de type «consortium» ou «alliance», tels ceux gérés par CSC aux Etats-Unis depuis plusieurs années, qui offrent l’accès à différents prestataires spécialisés via un seul point de contact et de management».
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