Dénommé «Prométhée», en référence au héros mythologique qui apporta le feu aux hommes, le datawarehouse est le cœur de la plate-forme analytique du groupe audiovisuel ProSiebenSat.1. Le symbole ne pouvait être mieux choisi : comme c’est justement le cas avec le feu, la croissance non maîtrisée du datawarehouse était périlleuse à terme pour le groupe. En collaboration avec CSC, le groupe allemand de télévision privée ProSiebenSat.1 Media AG a donc consolidé la cartographie de son entrepôt de données. Résultats : l’amélioration de la qualité des données et la diminution des coûts d’exploitation.
La documentation des applications informatiques est souvent matière à cauchemars… Malheureusement, dès qu’il s’agit d’applications informatiques, la conception de documents qui soient tout simplement «lisibles» ne suscite que peu d’enthousiasme. Et l’idée même qu’un tel défi rédactionnel pourrait inspirer une «bonne plume» semble nourrir la crainte d’armoires remplies de dossiers que personne ne lit jamais… Rajoutons à ce tableau pessimiste que l’idée que de telles documentations coûtent beaucoup d’argent - et apportent finalement peu de choses - reste bien ancrée. Eva Wittka, chef de projet et responsable du contrôle de gestion chez ProSiebenSat.1 Media AG, connaissait bien ces problèmes. Elle les a pourtant surmontés, dans un projet mené par le numéro deux de la télévision privée en Allemagne. Après avoir pris ses fonctions dans une équipe de six personnes pour cartographier l’architecture du datawarehouse d’entreprise, elle a pris de nouvelles mesures qui ont durablement amélioré la qualité des données du groupe audiovisuel. Maîtriser la croissance du datawarehouse Le cœur de la plate-forme analytique de ProSiebenSat.1 est le datawarehouse central «Prométhée» - en allusion au héros de la mythologie grecque qui a subtilisé le feu aux dieux de l'Olympe pour le donner aux hommes. «Notre plate-forme a été créée en 1997, et s’est fortement agrandie au cours des années», explique Eva Wittka. On y trouve en effet près de dix systèmes sources, une poignée d’outils d’analyse et de «front-end» ainsi que les «datamarts» qui aident aux décisions du management dans les différents départements de l’entreprise. Signe des temps : le volume des données a franchi depuis le seuil du téraoctect, et chaque année ce volume croît de plus de 10 pour cent. La croissance de ProSiebenSat.1 laissait, pour autant, des marques visibles : des processus métiers complexes et très coûteux ; des travaux trop peu standardisés ; une probabilité élevée d’erreurs dans les rapports, accompagnée de lourdes dépenses pour la recherche de ces mêmes erreurs ; la nécessité de recourir à des développements supplémentaires, etc. Sur le conseil d’Eva Wittka, les dirigeants de ProSiebenSat.1 ont alors décidé de consolider et de documenter l’architecture du datawarehouse. L’objectif poursuivi par le groupe audiovisuel était de créer plus de transparence concernant les processus du datawarehouse, d’améliorer la qualité des données et de réduire les coûts d’exploitation – en d’autres termes, stabiliser un datawarehouse dont le volume grandissait considérablement. En même temps, il fallait, à l’avenir, répondre plus rapidement aux nouvelles demandes des départements spécialisés.
Diminuer les coûts d’exploitation En collaboration avec l’équipe de consultants de CSC, l’équipe du projet a établi une liste des priorités qui stipulait comment, et dans quel ordre, les besoins identifiés devaient être mis en application. Avancer étape par étape, à petits pas, était un facteur de réussite important pour le projet, car les départements spécialisés, tout comme l’équipe du projet, ne pouvaient pas délaisser leur travail quotidien. Le plan du projet prévoyait de s’attaquer en premier lieu au volet «documentation». Il s’agissait ici de savoir quels types de documents pouvaient être établis à la main - soit par entretiens, soit par ateliers de travail –, pour les distinguer des descriptions qui devraient être recherchées automatiquement dans le système par le biais de moyens techniques. Ensuite, l’équipe a évalué les coûts et le besoin d’un tel type de document. En effet, comme l’explique Eva Wittka, «chaque document doit se calculer au plus juste». L’équipe a donc comparé les dépenses (frais, temps et ressources) avec le potentiel d’utilisation attendu (économie des frais, synergies, qualité et gain de temps). Après avoir évalué les types de documents, suivant les recommandations de CSC, il fut décidé de commencer par la documentation pilote. Celle-ci décrit un extrait vertical du datawarehouse existant. La documentation était certes une étape importante, mais elle ne résolvait pas tous les problèmes. Une analyse de la solution existante pour le datawarehouse a donc complété le dispositif. À partir de cette base, ProSiebenSat.1 et CSC ont pu identifier des champs d’action supplémentaires pour l’optimisation du datawarehouse. L’analyse de la qualité des données, la conception des interfaces d’alimentation (ETL), le projet pour la consolidation des restitutions ainsi que la documentation spécialisée pour un outil de restitution central furent achevés avec succès en décembre 2003. À la fin du projet de documentation, CSC eut d’ailleurs en charge l’optimisation des batchs d’alimentation. Améliorer la qualité des données Les efforts sont déjà payants pour ProSiebenSat.1. Plusieurs facteurs ont y contribué. Du fait que la solution technique ait été élaborée en faisant collaborer tous les départements spécialisés et CSC, la communication a été grandement facilitée. Par ailleurs, un très grand nombre de collaborateurs avait l’habitude de travailler avec le datawarehouse, ce qui a également permis de mettre plus rapidement en production de nouveaux développements. Et quand un salarié est absent pour cause de maladie ou de congés, un collègue peut prendre plus facilement en charge son travail. Pour orienter de manière plus stricte les nouveaux développements de la plate-forme analytique, un processus de documentation a parallèlement été établi, pour améliorer le management de la qualité des données. Ce volet critique est ancré dans le nouveau processus de développement standardisé pour le datawarehouse, qui vient d’être mis en place. En effet, selon Eva Wittka, «nous sommes aujourd’hui arrivés à une telle complexité de contenu et d’organisation que la communication verbale n’est plus possible». Related Links En savoir plus sur les activités de CSC dans le secteur des médias et des communications.
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ProSiebenSat.1 ProSiebenSat.1, le géant allemand de l’audiovisuel, consolide la cartographie de son datawarehouse et améliore la qualité de ses données avec CSC
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