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Groupe Banque Populaire

Le Groupe Banque Populaire s'adapte au nouvelles exigences de Bâle II



Dans le monde entier, les banques doivent faire face depuis quinze ans à des changements très importants dans la façon de mesurer les risques et de calculer le capital destiné à couvrir ceux-ci. Les nouvelles règles édictées par le comité de Bâle sur le contrôle bancaire comprennent notamment des exigences accrues en matière de collecte et d’analyse des données, si bien que le volet “systèmes” constitue la partie la plus difficile de la mise en conformité. Le défi est particulièrement important pour les organisations décentralisées comme celle du groupe Banque Populaire, la sixième banque française.


En 1988, le comité de Bâle a publié un ensemble de règles en matière d’allocation de fonds propres, afin de sécuriser le système financier. Bien que le comité, créé par les banques centrales des pays du G10, ne possède pas d’autorité législative ou réglementaire sur le plan international, plus de 100 pays ont adopté ces règles. En effet, ils ont vu dans cet accord le moyen d’empêcher la prise de risques excessifs par les banques, comme cela avait été le cas lors des crises financières des années 1980. La décennie suivante a pour autant été le théâtre d’une autre série de crises et de scandales financiers – notamment l’affaire de la BCCI (Bank of Credit and Commerce International), la crise monétaire en Asie, ou encore la faillite de la Barings – souvent non imputables au risque de crédit. En réponse aux crises des années 1990, le comité de Bâle a commencé à travailler sur un deuxième accord, visant à mieux définir le niveau minimum de capital que doit avoir une banque pour faire face aux risques sur les divers postes de ses actifs. Ce deuxième accord, appelé Bâle II, s’avère plus complexe que tout autre cadre réglementaire antérieur.


La course pour rester compétitif
La complexité des nouvelles règles entraîne des changements dans le paysage concurrentiel pour la plupart des banques, sinon toutes. Il existe beaucoup de spéculations sur les modifications de la position relative de celles-ci, une fois Bâle II entré en application. A court terme, le principal objectif de nombreuses banques est de ne pas rester à la traîne lors de la transformation de leurs processus et de leurs systèmes informatiques. Bien qu’officiellement, les nouvelles règles n’entrent en vigueur qu’en 2006, pour être aux normes à cette date, les banques doivent d’ores et déjà être en mesure de stocker et analyser de trois à cinq ans d’historique. Aussi, pour maintenir leur position concurrentielle, doivent-elles mettre sur pied de grands projets de développement et d’intégration de systèmes auxquels elles ne sont pas habituées. La Banque Fédérale des Banques Populaires, organe central du groupe Banque Populaire, travaille ainsi actuellement avec CSC sur la construction d’une nouvelle architecture technologique et le développement de nouvelles applications pour répondre aux exigences de Bâle II. On jugera de l’importance de l’effort consenti par le fait que l’équipe projet mixte, qui mobilise des experts internes des technologies et du métier bancaire, occupe un étage et demi dans le bâtiment du siège à Paris !

Deux types de défis
Pour réussir, l’équipe devra surmonter deux obstacles. Comme tout grand projet d’intégration et de développement, c’est tout d’abord un challenge technique. A ce défi se cumule la nécessité d’imaginer en quoi consisteront ces exigences techniques. En d’autres termes, l’équipe projet doit prévoir quels seront les types d’architecture et d’applications dont la banque aura besoin pour se conformer à des règles qui changent sans cesse.
Le premier challenge est rendu plus difficile par la structure décentralisée de la banque. Le groupe Banque Populaire est en effet constitué de 23 banques de détail (soit 2 500 agences), utilisant six plates-formes différentes. Comme ces banques ont toujours eu une forte implantation locale, en termes de gestion et d’origine du capital (ce modèle ayant toujours bien fonctionné depuis 90 ans), les différents systèmes ne pourront pas migrer sur une plate-forme commune. Toutefois, l’architecture Bâle II sera centralisée, ce qui signifie qu’elle devra organiser le dialogue entre des systèmes hétérogènes et le système de la banque fédérale. Les banques membres continueront à gérer leur opérations quotidiennes sur leur propre système, mais lorsque de nouveaux clients se présenteront, les responsables de la banque devront se connecter au système central pour intégrer les informations requises par Bâle II. Par ailleurs, les nouvelles règles exigent la mise en place de nouvelles applications. Il existe déjà quelques progiciels sur le marché, mais chacun ne couvre qu’une très petite partie des nouvelles exigences. Même si la nouvelle formule de calcul des besoins de capital est presque la même pour toutes les banques, ce qui permettra de l’automatiser, il n’y a pas deux banques qui utilisent leur capital de la même façon. Le groupe Banque Populaire, comme toutes les autres banques, doit donc développer ses nouvelles applications autour de sa propre stratégie de développement.


Avant Bâle II, chaque banque membre au sein du groupe Banque Populaire utilisait une méthode différente de mesure des risques. L’utilisation d’une méthode unique, comme l’exige Bâle II, permettra d’améliorer les modes de gestion de la banque. Pour la première fois, elle permettra ainsi aux responsables de comparer les évaluations de risques entre les différents établissements. Mais le simple fait d’arriver à se mettre d’accord sur une méthode unique, soit une seule et même interprétation de règles changeantes, était un défi en soi. Le plus frustrant est de rassembler les pièces d’un puzzle… que le comité de Bâle lui-même n’a pas terminé ! Depuis la première publication, les règles ont changé tous les mois, parfois tous les jours, surtout sur le volet des systèmes. D’où un processus de «stop and go» pour l’équipe projet, en fonction des travaux du comité de Bâle. Quand survient un changement, l’équipe projet doit revoir le plan de développement. Parfois, elle doit aussi défaire ce qui vient d’être fait et tout recommencer, et nul ne sait encore quel type d’architecture ou d’applications il faudra utiliser.

Un juste équilibre entre présent et avenir
La gestion d’un projet aussi important et complexe s’annonçait particulièrement difficile pour le groupe Banque Populaire en raison de son extrême décentralisation. Avant l’arrivée de CSC, la banque avait une gestion au jour le jour, sans beaucoup de planification. La partie technologique du projet ne pouvait être traitée par la seule équipe interne. Même les aspects métiers exigeaient un niveau de coordination et de planification supérieur à celui nécessaire dans le cadre de la gestion normale. La banque aurait eu beaucoup de mal à planifier et coordonner ce projet avec ses seules ressources internes. En joignant son expertise bancaire à celle de CSC en matière de technologie et de gestion de projet, le groupe Banque Populaire parvient à construire le nouveau système en vue des futures normes Bâle II, tout en assurant le bon fonctionnement du système existant pour répondre aux besoins des opérationnels face à la clientèle.





Les Banques Populaires, premier banquier des PME en France

Les Banques Populaires ont été créées en 1917 par et pour des entrepreneurs qui s'étaient associés pour accéder plus facilement au crédit. Au fil du temps, elles se sont façonnées en un ensemble cohérent, conciliant l'autonomie régionale avec les impératifs d'un grand groupe à l'esprit d'entreprise. Aujourd'hui, cette caractéristique reste un trait dominant de la personnalité du groupe Banque Populaire.
La Banque Fédérale des Banques Populaires est l'organe central du groupe Banque Populaire et le holding de Natexis Banques Populaires, banque de financement, d'investissement et de service cotée en bourse. Elle fédère 23 Banques Populaires régionales, la Casden Banque Populaire et le Crédit coopératif, maisons mères du groupe Banque Populaire à statut coopératif.

Le groupe Banque Populaire commercialise l'ensemble des produits et des services bancaires, financiers et d'assurance. Il apporte sa compétence et son concours à cinq millions quatre cent mille clients, dont deux millions de sociétaires, et compte 2241 agences réparties dans toutes les régions de France et un réseau international de 39 implantations à l'étranger. Le groupe Banques Populaires, sixième groupe bancaire français par le produit net bancaire, est le premier banquier des PME en France.




Les accords de Bâle

En 1988, le comité de Bâle, constitué des gouverneurs des banques centrales des pays du G10, a défini un cadre de mesure des risques connu sous le nom d’accord de Bâle. A la suite de cet accord, les banques ont adopté une norme concernant leurs capitaux propres, ceux-ci devant représenter au minimum 8% de ses risques.
Il y a quinze ans, le crédit constituait l’activité la plus risquée pour les banques. Mais le développement de nouveaux instruments financiers les expose maintenant à de nouveaux types de risques. Les évolutions importantes du métier bancaire et des marchés financiers en général ont incité le comité de Bâle à définir un nouveau cadre réglementaire. Ce nouveau cadre, connu sous le nom de Bâle II, modifie de manière importante la détermination des fonds propres des banques et la façon dont elles mesurent leurs risques.

L’accord initial couvrait les risques de crédit et de marché. Bâle II apporte des changements importants au traitement du risque de crédit (le comité avait déjà modifié le traitement du risque de marché en 1996). Par ailleurs, le nouvel accord intègre le risque opérationnel, qu’il définit comme «le risque de pertes résultant de processus internes, personnes ou systèmes inadéquats ou défaillants, ou d’événements externes.»
Les banques doivent maintenant mesurer leur risque opérationnel, et utiliser celui-ci pour calculer leur ratio de capital. Ce ratio est toujours calculé en divisant le montant du capital disponible par une mesure du risque auquel la banque doit faire face. Ce qui a changé, c’est que Bâle II exige maintenant que le risque opérationnel soit ajouté à cette mesure et que les autres risques soient mesurés avec plus de précision.




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