L’exploitation au sol –tout ce qui se passe dans un aéroport- est un domaine en plein changement. Fort d’une expérience unique dans ce domaine, CSC assiste Air France dans les grandes mutations de sa plate-forme principale, le hub de Roissy-Charles de Gaulle.
Le hub, un atout majeur pour les grandes compagnies aériennes Depuis 1996, Air France a structuré ses horaires pour faire de Roissy-Charles de Gaulle (CDG) un véritable hub, c'est-àdire une plate-forme de correspondance. Le principe consiste à créer des plages de rendez-vous : les arrivées des vols sont concentrées sur une plage horaire bien déterminée ; cette plage d'arrivée est suivie d'une plage de départ sur laquelle se concentrent tous les départs des vols. Cette même séquence arrivée-départ se répète six fois par jour. Cette structure d'horaires multiplie les opportunités de correspondances avec un temps d'attente minimum entre les deux vols –typiquement entre 45 minutes et 2 heures. Elle permet d'offrir aux clients un nombre considérable d'«origines-destinations» : chaque jour, plus de 2 000 opportunités de correspondance en moins de deux heures sont offertes à CDG, alors qu'il n'y a «que» 400 vols par jour. Ce concept du hub, par les trafics qu’il permet de drainer, est le fondement de la stratégie de croissance d’Air France. En revanche, il impose des contraintes très lourdes à l’exploitation sol : une activité concentrée sur des pointes et des temps de traitement très réduits pour réussir les correspondances des passagers et surtout des bagages. Cette contrainte d’exploitation devient de plus en plus lourde du fait de la forte croissance que le hub connaît depuis sa mise en place (de l’ordre de 20% par an depuis 1996). De plus, face à la concurrence des autres grands hubs européens (British Airways/Heathrow, KLM/Schiphol et Lufthansa/Frankfort), le hub de CDG présentent deux handicaps fondamentaux liés aux infrastructures, initialement pensées et optimisées pour du trafic point à point et non pour du trafic de correspondance :
un taux de contact sensiblement inférieur : le taux de contact est le pourcentage de vols «garés» au contact d’une aérogare, qui ne nécessitent pas de transport en piste des passagers par bus et qui réduisent le temps nécessaire au transport des bagages. Le taux de contact a un impact direct et sensible sur la ponctualité des vols et sur la réussite des correspondance bagages ;
un système de traitement des bagages moins performant : le traitement des bagages –notamment les bagages en correspondance qui sont les plus difficiles à traiter- s’appuie à CDG sur de nombreuses infrastructures (trieurs, zone des traitement) non intégrées ce qui complexifie considérablement la maîtrise des flux de bagages.
Des évolutions profondes des infrastructures sont programmées Ces évolutions, qui doivent permettre à Air France de combler l’écart qui la sépare de ces grands concurrents, concernent notamment :
les aérogares, avec l’ouverture du Terminal E en juin 2003, du satellite S3 en 2006 puis du satellite S4. Ces nouvelles infrastructures vont permettre à Air France de recentrer son exploitation vers l’est de la plate-forme, sur un ensemble de terminaux modernes, permettant des circuits de correspondances efficaces et permettant d’augmenter sensiblement le taux de contact.
le système de tri bagages, avec la mise en service progressive du « trieur bagages est » (TBE) à partir de décembre 2004 qui permettra à Air France de disposer d’un système interconnecté de traitement des bagages.
Pour tirer le meilleur parti des ces futures infrastructures, Air France repense par ailleurs ses modes de fonctionnement opérationnels, tant pour le traitement des passagers que pour le traitement des bagages, dans un double objectif d’amélioration de la qualité client et de performance économique. CSC assiste Air France depuis plus de trois ans L’intervention de CSC concerne principalement trois axes, au premier rang desquels la refonte des processus opérationnels. CSC participe activement aux travaux de définition des nouveaux processus. Ces travaux se sont déjà traduits par des évolutions importantes du traitement des bagages courant 2002 pour faire face aux nouvelles réglementations sûreté qui imposent de contrôler l’intégralité des bagages. La prochaine application concernera le traitement des passagers, avec le déploiement à l’occasion de l’ouverture du terminal E en juin 2003 d’une organisation novatrice de l’enregistrement des passagers. CSC assure également un soutien fort du pilotage de la transformation globale du hub, avec notamment la mise en place d’un pilotage par objectifs –tant économiques qu’opérationnels- de l’ensemble du projet. CSC assiste par ailleurs les équipes opérationnelles chargés de l’ouverture du terminal E. Enfin, CSC contribue activement à la maîtrise du projet de trieur TBE – projet particulièrement complexe – par une assistance spécifique non seulement à Air France, le futur utilisateur, mais aussi à Aéroports de Paris, maître d’ouvrage du projet, et Cegelec, maître d’œuvre. Dernier axe de travail, celui des systèmes d’informations : toutes ces évolutions de mode de fonctionnement nécessitent en effet de repenser les systèmes d’informations opérationnels qui soutiennent l’activité. Dans ce cadre, CSC participe à la définition des schémas cibles, à la rédaction des expressions de besoins des utilisateurs, au suivi de la réalisation et au déploiement. Les interventions concernent notamment le Departure Control System (système qui gère l’enregistrement et l’embarquement) – le système cœur de l’exploitation - ainsi que les systèmes de gestion des bagages. CSC a par ailleurs assisté Air France dans une expérimentation grandeur réelle de mise en œuvre des nouvelles technologies de biométrie(rapprochement enregistrement-embarquement du passager par la technique de reconnaissance des empreintes digitales). Liens associés En savoir plus sur les activités de CSC dans les secteurs de l'aéronautique et du transport
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Air France Le hub de Roissy-Charles de Gaulle, un atout majeur pour Air France
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